L'Europe veut mobiliser 10 000 milliards d'euros d'épargne dormante pour booster sa compétitivité
Contexte de la mobilisation
Lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en lumière une anomalie structurelle : la présence de 10 000 milliards d'euros d'épargne stagnante au sein des ménages européens. Contrairement aux États-Unis où l'épargne est massivement investie dans les marchés financiers et l'économie réelle, les Européens privilégient traditionnellement des placements à faible rendement et sans risque, tels que les livrets bancaires.
Analyse de la stratégie
L'idée centrale est de canaliser cette manne vers le financement des entreprises européennes, notamment dans les secteurs de la transition écologique et du numérique. L'Europe souffre d'un déficit chronique de financement pour ses champions industriels, ce qui entrave sa croissance face aux géants américains et chinois. Pour y parvenir, Bruxelles envisage de lever les barrières à l'union des marchés de capitaux, permettant ainsi une meilleure circulation du capital à travers l'Union.
Implications pour les investisseurs
- Orientation des fonds : Encouragement des produits d'épargne de long terme orientés vers le capital-risque et les fonds propres.
- Compétitivité : Réduction de la dépendance aux financements extra-européens pour les projets technologiques majeurs.
- Risques : Nécessité de garantir une sécurité accrue pour les petits épargnants face à la volatilité des marchés financiers.
En somme, la Commission européenne cherche à passer d'une économie de rente à une économie d'investissement, bien que le défi reste de convaincre des citoyens européens historiquement très attachés à la sécurité de leur épargne.